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Des oiseaux diversifiés

Gorge-bleue à miroir

Introduction :


La richesse avifaunistique ( qui se rapporte aux oiseaux )  du site n’est plus à démontrer, avec 210 espèces recensées depuis le début du suivi ornithologique réalise par l’AVEN, en 1996.


Fin 2003, l’Aven a mis en place une base de données qui donne une bonne image de la fréquentation du Grand-Voyeux par les oiseaux, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Les synthèses annuelles, bien plus précises et complètes que cet article, sont également disponibles sur cette page


La richesse exceptionnelle de ce site s’explique de premier abord par la diversité des milieux organisés en mosaïque (roselières, grèves alluviales, étangs, bois, friches et prairies). L’absence de dérangement est aussi un facteur essentiel.


LE PETIT GUIDE DES OISEAUX DU GRAND-VOYEUX
Réalisé pendant l’été 2007, ce document permet d’identifier 40 espèces régulièrement observées au Grand-Voyeux.


Petit guide des oiseaux du Grand-Voyeux

Clic sur l’image pour télécharger
Ce petit guide de terrain est encore un prototype.


Attention Ce document n’est pas destiné à l’impression (faible résolution).

 
Martin-pêcheur - dessin Alexis Nouailhat

Les espèces nicheuses :


Près de 70 espèces d’oiseaux se reproduisent au Grand-Voyeux. Parmi elles, certaines sont sédentaires, mais beaucoup migrent jusqu’en Afrique et ne reviennent qu’au printemps.


Les oiseaux d’eau les plus commun à la saison des nids sont la foulque macroule, le grèbe huppé, le grèbe castagneux, la poule d’eau, le canard colvert la mouette rieuse, la sterne pierregarin et le héron cendré.


Les passereaux sont surtout représentés par des espèces de milieux humides, ou bien liées aux milieux ouverts et plus ou moins buissonnants. La rousserolle effarvatte et le bruant des roseaux sont ainsi commun dans les roselières. Le pouillot fitis, la fauvette grisette et l’hypolaïs polyglotte sont bien représentés dans les milieux buissonnants. Les prairies intéressent l’alouette des champs, la bergeronnette printanière et la bergeronnette grise.


Un clic sur le nom d’une de ces espèces permet, lorsqu’il y en a, d’accéder aux photos et vidéos de la base de données.

Plusieurs espèces rares et menacées se reproduisent également au Grand-Voyeux. En permettant à ces espèces de se reproduire dans de bonnes conditions, le site joue ainsi un rôle non négligeable pour le maintien de la diversité biologique de notre région :

  • Le blongios nain installe son nid dans la roselière. Ce petit héron, pas plus grand qu’une tourterelle, est en fort déclin en Europe. On évalue la population française à un peu plus de 2000 couples. Le blongios est un migrateur africain, il est de retour dans notre région fin avril ou début mai.
  • Le bihoreau gris est un héron nettement nocturne. Il s’installe sur les rives d’étangs ou de rivières plus ou moins arborées. Ses pattes relativement courtes l’obligent à chasser dans les eaux peu profondes. C’est un migrateur présent d’avril à septembre ou octobre.
  • Le râle d’eau appartient à la famille de la poule d’eau et de la foulque. Dans notre région, il est sédentaire. Souvent caché dans les roselières, il est très difficile à voir et il est beaucoup plus facile de le détecter à l’oreille !
  • Le faucon hobereau peut s’installer dans différents milieux, pour peu qu’il y trouve suffisamment de nourriture. Il se nourrit essentiellement de libellules et de petits oiseaux comme les hirondelles ou les étourneaux. De retour de migration en avril mai, il peut être observé jusqu’en octobre.
  • Le milan noir niche dans de grands arbres. Il apprécie la proximité d’étangs ou de rivières, puisqu’il se nourrit essentiellement de poissons morts ou malades. Il a un comportement nettement charognard et recherche aussi sa nourriture dans les décharges. Ce migrateur africain peut être observé dès le mois de mars, et jusqu’au mois d’août ou septembre.
  • L’œdicnème criard est un limicole un peu particulier puisqu’il n’a pas d’affinité particulière avec les milieux humides. Il recherche les milieux steppiques et les friches constituées d’une végétation éparse. Migrateur, il est présent au Grand-Voyeux de mars à octobre ou novembre.
  • Le petit gravelot installe son nid au bord des rivières, sur les plages de sable ou de graviers, pourvu que la végétation soit très clairsemée. Il trouve dans les carrières alluvionnaires, même en exploitation, un habitat de substitution. C’est un migrateur observé au Grand-Voyeux à partir du mois de mars.
  • La gorge-bleue à miroir est un passereau ( famille du moineau ) . Elle apprécie les marais ponctués de quelques buissons. Elle recherche sa nourriture, essentiellement composée d’invertébrés, sur les sols humides. C’est un migrateur présent dans notre région à partir du mois de mars.
  • La bouscarle de cetti est une fauvette aquatique, très discrète lorsqu’elle ne chante pas, tout comme sa cousine la rousserolle effarvatte qui lui ressemble beaucoup. Elle est surtout abondante au bord de la Méditerranée. Elle apprécie la proximité de l’eau et recherche une végétation buissonante.

Couple de garrots à œil d'or, une espèce hivernant régulièrement au Grand-Voyeux

Les hivernants :


Une autre fonction des étangs du Grand-Voyeux est d’accueillir les oiseaux hivernants. Il s’agit d’oiseaux se reproduisant dans le nord et l’est de l’Europe, venant profiter du climat océanique de l’Europe de l’ouest pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.


Parmi les espèces hivernantes au Grand-Voyeux, certaines ne nichent pas en France, ou en très petit nombre. D’autres ont des populations sédentaires dans notre région, qui sont renforcées par les populations migratrices se reproduisant dans les régions plus froides de l’Europe ; c’est la cas par exemple de la foulque macroule.


Au Grand-Voyeux, les hivernants les plus abondants sont les foulques et les canards de plusieurs espèces (canard colvert, canard souchet, canard siffleur, canard chipeau, sarcelle d’hiver, garrot à œil d’or, fuligule milouin et fuligule morillon). Les grèbes huppés et castagneux sont également bien présents.


Le passereau hivernant le plus régulier est le tarin des aulnes, il consomme les graines de l’aulne glutineux, un arbre appréciant les sols humides et bien représenté sur le site.


Chaque hiver, les roselières reçoivent un hôte de marque : il s’agit
du butor étoilé un héron devenu très rare et en forte régression dans toute l’Europe.


Beaucoup d’autres espèces peuvent être observées plus ou moins ponctuellement, pendant certains hivers. Il serait trop long de les citer ici, mais elles sont indiquées dans la base de données

 
Bécasseaux sanderling et tournepierre à collier

Les migrateurs de passage :


De très nombreuses espèces sont observées uniquement en migration. L’Ile-de-France est située sur importante une voie de migration et le Grand-Voyeux offre toutes les conditions nécessaires aux haltes migratoires : tranquillité, abris, ressources alimentaires.


Ces haltes sont généralement très courtes - parfois moins de 24 heures. En 2007, un peu moins de 60 espèces ont été observées dans ce contexte, dont 25 espèces de limicoles ( petits échassiers comme les bécasseaux et les chevaliers ) .


Certaines espèces sont observées régulièrement, chaque année. Parmi celles-ci, on peut citer la sarcelle d’été, la guifette noire, ou le chevalier aboyeur.


D'autres espèces, comme la bécassine double ou la sterne Caspienne toutes deux observées en 2007, ne sont observées que très exceptionnellement dans notre région - par exemple, la bécassine double n’a été observé que 5 fois sur l’ensemble de l’Ile-de-France pour la période 1973-1998 !


Les migrations amènent donc au Grand-Voyeux de très nombreuses espèces, dont beaucoup sont rares ou très rares dans notre région. Certaines, comme le tournepierre à collier, sont plus habituelles sur le littoral, et leur présence ponctuelle en Ile-de-France démontre qu’elles utilisent aussi des voies de migration continentales. Beaucoup de limicoles observés au Grand-Voyeux, comme le bécasseau minute se reproduisent dans la toundra arctique et vont passer l’hiver en zone tropicale.


Véritable invitation au voyage, l’observation de telles espèces constitue un des spectacles les plus originaux offert par le domaine régional du Grand-Voyeux.

 

Quelques liens :


 
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