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Moins étudiés que les oiseaux, cette faune de vertébrés est globalement constituée d’espèces classiques dans notre région - les amphibiens faisant exception avec la présence d’une petite population de pélodytes ponctués.
Certaines espèces jouent cependant un rôle important sur l’évolution des milieux. C’est le cas par exemple du lapin qui broute volontiers les jeunes saules et contribue ainsi à conserver des milieux ouverts. Il complète ainsi le travail effectué par les moutons solognots.
Le sanglier tend a être surabondant partout en France.
C’est la seule espèce indigène dont la régulation est justifiée sur le site du Grand-Voyeux, à cause de sa surabondance.
Lorsqu’il fouille le sol avec son boutoir ( partie supérieur du groin ) , comme sur cette petite vidéo, il creuse des vermillis ( fouilles peu profondes pour rechercher des larves et des vers ) ou des boutis ( fouilles profondes de 20 à 30 cm pour rechercher des tubercules et autres racines ) . Cette activité cause parfois des dégâts dans les champs. Dans la nature, ce travail de la terre participe aussi au renouvèlement de la végétation.
Les mammifèresLe lapin, le renard et le sanglier sont les espèces les plus régulièrement observées. Le chevreuil, le hérisson et l’écureuil sont également présents. Le putois, très discret, utilise les milieux du Grand-Voyeux qui lui sont favorables, il a pu être observé un fois sur le site. D’autres mustelidés, comme la belette sont certainement présents. Le ragondin et le rat musqué, fréquents sur la Marne et le canal de l’Ourcq, ont également colonisés les étangs du Grand-Voyeux. Des traces de blaireau ont été observées de temps à autre, mais cette espèce ne semble pas présente en permanence.
Les micromammifères - campagnols, mulots et musaraignes - n’ont à ce jour pas été étudiés et il serait intéressant de rechercher la présence en particulier de la musaraigne aquatique. Des chauves-souris sont observées régulièrement, mais elles n’ont pas encore été déterminées avec précision.
Amphibiens et reptilesAu moins deux espèces du groupe des grenouilles vertes sont présentes. Il s’agit de la grenouille rieuse rana ridibunda au chant bien particulier et de la grenouille verte type rana esculenta. Ces espèces, très proches et difficiles à différencier visuellement, sont capables de s’hybrider.
La grenouille agile est également présente et la grenouille rousse est à rechercher. Le crapaud commun se reproduit aussi dans les étangs du Grand-Voyeux. Son chant peut être entendu au printemps et des jeunes fraîchement métamorphosés ont été observés.
Le pélodyte ponctué est l’anoure ( ordre regroupant les amphibiens tel que les grenouilles et crapauds ) le plus original du site. L’espèce est très rare en Ile-de-France et affectionne les milieux jeunes, encore peu végétalisés. Le pélodyte est très discret, on le détecte surtout à son chant qui évoque le grincement d’une chaussure.
Les urodèles ( ordre regroupant les amphibiens tel que les tritons et salamandres ) sont encore très mal connus au Grand-Voyeux. Le triton palmé et le triton ponctué sont présents, d’autres espèces sont à rechercher.
Les seuls reptiles connus sur le site sont la couleuvre à collier, le lézard des murailles, et la tortue de floride. Cette dernière, originaire des Etats-Unis, a souvent été relâchée par des particuliers après achat dans une animalerie. Elle peut causer des déséquilibres dans les écosystèmes.
Les poissonsCarpes, brochets, sandres, brèmes, perches sont quelques unes des espèces recensées sur le site. Le poisson chat n’est présent que dans certains étangs.
Toutes ces espèces ont très probablement colonisées les étangs lors d’inondations provoquées par la Marne, lorsque l’eau de la rivière rejoint celle des étangs.
Une étude « poissons » a été effectuée par l’ONEMA ( Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, anciennement Conseil Supérieur de la Pêche ) , à la demande de l’agence des espaces verts, en 2007.
L'étude n’est pas encore publiée à la fin de l’année 2007, mais les premiers résultats indiquent une assez bonne diversité et des populations bien équilibrées. Cette étude a permis de mettre en évidence la reproduction du brochet.
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